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Un Sochaux très show !

Domino's Ligue 2
11/04/2019

A l'occasion des 90 ans du FC Sochaux-Montbéliard, retour sur l'impressionnante saison 1987/88 signée par les Lionceaux en Domino’s Ligue 2.

Il n’aura pas fallu patienter bien longtemps pour assister à la déferlante sochalienne lors de la saison 1987/88 de Domino’s Ligue 2. A peine 13 minutes pour assister comme un symbole à l’ouverture du score de Stéphane Paille sur un service de Mecha Bazdarevic lors de la 1ère journée contre Orléans à Bonal ; le premier des 97 buts inscrits par le FC Sochaux-Montbéliard en 34 journées.

Si du côté du FC Sochaux-Montbéliard, la saison 1987/88 reste celle de la finale de Coupe de France laissée aux tirs au but au FC Metz, elle est aussi celle qui a vu la génération des Sauzée, Paille (décéé en juin 2017) et Silvestre, champions d’Europe Espoirs la même année, mettre en avant la qualité d’un centre de formation et signer une époustouflante saison en Domino’s Ligue 2, effaçant un précédent exercice qui avait conduit les Lionceaux à l’échelon inférieur pour la première fois depuis 23 ans au terme de Barrages perdus contre l’AS Cannes.

De retour sur le banc franc-comtois, le tacticien serbe Sylvester Takac, ancien adjoint du mythique Rinus Michels à Cologne, reprend en main l’équipe qui va trôner pendant 33 des 34 journées de la saison en tête du classement du groupe A de Ligue 2. Et la formation sochalienne impressionne lors d’un parcours qui la voit enchaîner 16 victoires consécutives lors de la phase retour ! Le record du club. L’invincibilité du club s’est étendue sur 23 journées. Et c’est avant tout offensivement que le FCSM s’illustre.

Paille, l’icône sochalienne


Avec les 97 buts passés aux 17 autres formations du championnat, meilleur total depuis 30 ans en Ligue 2, le FC Sochaux tourne à la moyenne de 2,85 buts marqués par rencontre (7e meilleur bilan de l’histoire). Tout au long de ce festival offensif, les Lionceaux signent quelques performances impressionnantes, notamment face à l’OL début août avec sept buts inscrits à Gerland, dont le premier sur corner direct par Bazdarevic ! Avant une semaine plus tard, de mettre un 5-0 au GF 38. Au cours de ce mois d’août 1987, les Doubistes tournent à la moyenne de 4,3 buts par match. « Il fallait bien se faire remarquer maintenant que nous voilà en D2 », explique Stéphane Paille après le 7-1 ramené de Lyon et une semaine avant de s’offrir un triplé contre Grenoble, lui permettant de figurer en tête des buteurs (huit en cinq journées). L’autre diamant du club, Franck Sauzée (22 ans), frappe fort et de loin en ce début de saison avec sept unités en autant de rencontres (16 buts sur la saison). De son côté, Takac ne « regrette pas d’avoir donné pour modèle à son équipe le Liverpool de 1977 avec Keegan, une équipe soudée et homogène, entre rigueur et efficacité ». Il faut dire que voir une formation évoluer à une touche est une chose des plus rares en D2.

Sur la saison, les coéquipiers de Paille, Madar ou encore Bazdarevic parviennent à inscrire au moins cinq buts au cours d’une même rencontre à six reprises ! Au final, les chiffres s’affolent avec une différence de buts de +80, dont une de +51 à Bonal, pour 29 victoires décrochées (record du club) et 17 points d’avance sur le deuxième l’OL.

La doublette Hadzibegic-Bazdarevic


A l’amorce de la saison, c’est en Allemagne que le rigoureux Takac emmène ses troupes se refaire un moral. Le club mise sur le duo Hadzibegic-Bazdarevic, alors Yougoslaves, pendant que les fantomatiques danois Helt et Sundstrup, mais également Eric Lada, Albert Rust ou encore Thierry Fernier ont quitté le Doubs. La filière yougoslave est donc relancée du côté de Sochaux, après les glorieux passages de Laszlo Seles (1969-79), Vojislav Melic (1967-73) et Zvonko Ivezic (1976-82). Meilleur libéro et deuxième meilleur joueur étranger de Liga dernière le Merengue Hugo Sanchezen 1987, Hadzibegic est une recrue de prestige. Le Bosnien est lui-même à l’origine de la venue de Bazdarevic.

A la différence de Fernier parti au Matra, Stéphane Paille a lui été retenu par le club. Si d’autres auraient pu être marqués par cette décision, l’attaquant savoyard y a trouvé de la motivation : « Pour éviter de tomber dans l’anonymat, il fallait remonter au plus vite, d’où la motivation qui nous accompagne aujourd’hui », expliquait Paille en juillet 1987 dans les colonnes de France Football. Sur le plan personnel, il comptait « effacer sa dernière saison médiocre et marquer beaucoup de buts. En somme, faire que cette saison en 2e Division soit pour nous tous un bon souvenir ». Pari tenu par le Lionceau. Loin d’être une surprise après avoir déjà notamment inscrit 15 buts en 1984/85, Stéphane Paille, déjà appelé chez les Bleus, a en effet signé une saison pleine avec 18 buts qui lui ont permis de partager le titre de meilleur buteur du Groupe A, avec le Lyonnais Jean-Pierre Orts.

Dans une fin de saison dense, les yeux rivés sur la finale de Coupe après une finale aller de l’Euro Espoirs en Grèce ayant mobilisé les talents de la pouponnière (Paille, Sauzée et Silvestre), les Sochaliens étaient finalement privés de la moitié de leur onze-titulaire lors du match retour des champions contre le RC Strasbourg Alsace, sacré champion de Ligue 2 en mai 1988. Une fin malheureuse qui ne prive toutefois pas le FCSM d’une remontée express, ni d’une entrée dans l’histoire du championnat.








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