Simon Banza : «Pas envie d'être vu comme un joker»

Simon Banza (RCL)
Domino's Ligue 2
18/10/2019

Avant RC Lens-AJ Auxerre, qui clôture la 11e journée de Domino's Ligue 2 lundi soir, l'attaquant nordiste Simon Banza évoque la série du RCL, le Luxembourg, Antoine Kombouaré et la sélection congolaise.

Formé au RC Lens, Simon Banza n'est pas étranger à la belle série du club nordiste, vainqueur de ses 4 derniers matchs de Domino's Ligue 2 avant de recevoir l'AJ Auxerre en clôture de la 11e journée lundi soir (20h45). L'attaquant franco-congolais de 23 ans a en effet marqué 3 fois lors de ses 5 derniers matchs. Surtout utilisé comme joker, le natif de Creil a bien rebondi et pourrait jouer un grand rôle au RC Lens après un prêt au Luxembourg et une saison dernière perturbée par une grave blessure au genou.

Après être passé si près de la montée en Ligue 1 Conforama, ça n’a pas été trop difficile de retrouver la motivation ?
La fin de saison a été difficile à avaler mais les vacances nous ont permis de souffler et de tous recharger les batteries. Il y a aussi eu du sang neuf dans l’effectif. Un certain nombre de départs et d’arrivées ont transformé l’équipe à l’intersaison. Je pense notamment au recrutement de Clément Michelin ou Jonathan Gradit derrière, à Florian Sotoca en attaque… On a de nouvelles caractéristiques, de nouvelles armes, du sang neuf qui nous fait du bien. Le coach fera tout pour tirer le meilleur de cet effectif et pour que l’on fasse mieux que la saison passée.

Après un début de saison contrasté, le RC Lens a remporté ses 4 derniers matchs de Domino’s Ligue 2. Comment expliques-tu cette progression ?
Il y a eu beaucoup de changements à l’intersaison donc il fallait forcément du temps pour que la mayonnaise prenne. Là, on commence à monter en puissance, ça vient petit à petit. Mais il ne faut pas s’enflammer et continuer à travailler. Une saison, c’est très long. Il faut de la patience et il faut conserver notre identité de jeu, celle d’une équipe patiente et qui joue, efficace et solide en même temps.

« Il faut que je sois encore plus décisif »

Ne crains-tu pas que la trêve internationale puisse interrompre cette dynamique ?
Pas du tout. Ces trêves font partie de la saison. Après, c’est sûr qu’il faut se remettre dedans, essayer de reprendre sur notre lancée. Pour garder le rythme, on a fait un match amical contre une belle équipe de Reims vendredi dernier. J’ai marqué mais on s’est fait finalement reprendre en début de seconde période et il y a eu match nul (1-1).

Depuis ton retour de blessure en fin de saison dernière, tu as marqué 6 buts et donné une passe décisive, à chaque fois en sortant du banc. Comment fait-on pour être si performant en entrant en jeu ?
Quand je rentre, j’essaie de donner le meilleur de moi-même. J’essaie d’être efficace parce que c’est mon rôle, mon poste. Pour l’instant, ça me réussit et j’espère que ça va continuer, que je démarre sur le banc ou comme titulaire. Quand on entre en jeu, on a peu de temps sur le terrain donc il faut vite se concentrer, vite entrer dans le match. Il faut faire des choses simples pour se mettre en confiance puis on se lâche car on est plus frais que les autres. On a plus de force, plus de lucidité.

Ne crains-tu pas d’être enfermé dans un rôle de super sub ?
Comme je l’ai dit à la TV récemment, je n’ai pas envie d’être vu comme un joker. Quand le coach me met sur le banc, la meilleure chose à faire, c’est de marquer. C’est la meilleure réponse que je peux donner. Pour se défaire de cette image de joker, il faut que je sois encore plus décisif. Il faut peut-être que je mette un triplé (rires).

« Le Luxembourg ? Je voulais me mettre en danger »

Pour revenir sur ton parcours, tu as passé la saison 2017/2018 à Pétange, au Luxembourg. Un choix peu commun…
Je sortais d’un prêt à Béziers qui s’était mal passé et j’avais besoin de temps de jeu. J’avais envie de changer d’air, d’un nouveau défi. Je voulais me mettre en danger. Avec ma famille, on a fait ce choix et cette expérience m’a permis de grandir, de montrer qui je suis. En vivant loin de ma famille, j’ai pu me construire, devenir plus fort.

A quoi ressemble le championnat du Luxembourg ?
Ça joue plutôt bien et ce n’est pas un championnat aussi facile qu’on pourrait le croire. C’est physique, avec pas mal d’espaces. Les meilleures équipes pourraient jouer le milieu de tableau de Domino’s Ligue 2 voire mieux. Quand j’ai décidé de partir là-bas, c’était pour jouer un maximum de matchs et mettre des buts. A Pétange, j’ai pratiquement joué tout le temps et j’ai mis 18 buts donc j’ai pu prendre de la confiance tout en faisant savoir que j’étais un buteur.

Malheureusement, tu n’as pas pu surfer sur cette dynamique à ton retour à Lens lors de l’été 2018…
Après ma bonne saison au Luxembourg, j’ai discuté avec Eric Roy (l’ex-manager sportif du RCL). On a convenu que j’allais reprendre avec le groupe de Philippe Montanier. J’étais très bien mais, au bout de 10 jours, j’ai été victime d’une rupture des ligaments croisés antérieurs début juillet. C’est arrivé à l’entraînement, sur un centre. J’ai repris la balle avant de continuer ma course mais mon pied est resté planté dans le sol. J’ai dû attendre jusqu’en mars pour reprendre avec le groupe.

« Kombouaré m'a beaucoup appris »

Tu as effectué tes débuts professionnels durant la saison 2015/2016 lorsque l'entraîneur du RC Lens était Antoine Kombouaré, lui qui vient d’être nommé à Toulouse. Es-tu toujours en contact avec lui ?
Je lui ai envoyé un message. C’est quelqu’un que je porte dans mon cœur. Au-delà du côté humain, il m’a beaucoup appris sur le plan sportif. A l’époque, il voulait que je sois plus tueur. Il m’a donné plein de conseils, que ce soit dans le placement, les appels, la réalisation des gestes… C’est lui qui m’a permis de me construire, qui m’a lancé. Je l’apprécie beaucoup donc j’espère qu’il fera une belle saison.

Tes parents sont originaires de République démocratique du Congo. Pourrais-tu être intéressé à l’idée de jouer pour les Léopards ?
Pourquoi pas ! J’ai déjà eu quelques contacts. Je sais que je suis sollicité car j’ai plusieurs amis au sein de la sélection qui m’en ont parlé. Il faut que j’y réfléchisse avec ma famille mais pourquoi pas !

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